Dimanche 14 septembre 2008

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Déminer le dossier et le faire vite. Alors que la controverse sur la mise en place du fichier de renseignements Edvige ne semble pas s'apaiser, Nicolas Sarkozy a réaffirmé jeudi son intention de couper court à la polémique en remettant le dispositif à plat. En marge de son déplacement en Charente-Maritime, le président de la République a indiqué qu'il attendait «une solution dans les tout prochains jours». Après avoir reçu mardi soir à l'Élysée le premier ministre, François Fillon, et la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, il a précisé jeudi qu'une «règle très simple» devait présider à la mise en place du dispositif : «Tout ce qui est nécessaire a la sécurité des Français, il faut le garder. Tout ce qui n'est pas indispensable à la sécurité des Français, il faut l'enlever.»

Cette reprise en main par l'Élysée correspond aux attentes d'une majorité de Français à en croire le baromètre Politoscope Le Figaro-LCI réalisé jeudi par OpinionWay. 53 % des personnes interrogées jugent «satisfaisant» que «Nicolas Sarkozy demande au ministre de l'Intérieur d'ouvrir une concertation sur la mise en place du fichier Edvige», car «un tel fichier est utile si des garanties sur son contrôle sont apportées». À l'inverse, 45 % des Français considèrent qu'il faut «renoncer à la mise en place d'un tel fichier».Mais c'est sur la qualité des informations susceptibles d'être recensées que les Français sont les plus réservées. Seule la compilation des antécédents judiciaires recueille une majorité d'avis favorables (70 %). Les Français sont majoritairement opposés à l'inscription dans le fichier Edvige de tout autre type d'information, qu'il s'agisse de l'adresse physique ou électronique de la personne fichée (55 % y sont opposées, 44 % y sont favorables), de l'immatriculation de son véhicule (56 % contre, 43 % pour) ou de son numéro de téléphone (66 % contre, 32 % pour).

La qualité des personnes susceptibles d'être fichées par la Direction centrale de la sécurité publique n'est pas le point le plus polémique. Deux tiers des Français (64 %) sont ainsi favorables à la compilation d'informations sur les «individus ou groupe d'individus âgés de 13 ans et plus susceptibles de porter atteinte à l'ordre public». À l'inverse, une majorité de personnes est opposée à cette procédure si elle devait concerner des personnes publiques, qu'elles soient politiques, syndicales ou religieuses : 56 % sont contre et 42 % y sont favorables.

 





Par Raphaël
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